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dimanche 10 septembre 2017

Le chien qui voulait sauver la planète - Olivier Ka challenge mystère d'août et S4F3



     Titre : Le chien qui voulait sauver la planète
     Auteur : Olivier Ka
     Genre(s) : jeunesse, SF
     Nombre de pages : 128
     Édité par : Lire, c'est partir
     Illustré par : Loïc Faujour



Présentation éditeur :
Un chien venu d’on ne sait où et qui grossit à vue d’oeil ce qui s’avère pouvoir sauver la planète….
Mon bref avis : 
J'ai aimé : l'idée écologique qui se cache derrière ce livre.
J'ai été déçue par : le manque d'immersion émotionnelle. Ce n'est pas parce que c'est un livre pour jeunes humains qu'on doit faire l'impasse sur les ressentis des personnages !
En résumé : sympathique ouvrage, mais pas une incontournable dans ma bibliothèque.


(pasqu'il paraît que c'est encore l'été...)

Découvrez Regards...

mardi 21 juin 2016

Stalingrad d'Emmanuel Delporte - challenge S4F3s2 #1

summer short stories of SFFF saison 2

Le challenge #PIF (Printemps de l'Imaginaire Francophone) est mort*, vive le #S4F3s2 (Summer Short Stories of SFFF saison 2) ! 
Et oui ! c'est l'été paraît-il. En regardant par la fenêtre, je parierais plus sur l'automne mais mon calendrier est formel... Il est donc temps de reprendre du service pour le challenge proposé par Xapur. L'année dernière, il m'avait valu une belle seconde place, derrière Jean (alias Totirakapon). Vais-je réussir à maintenir le rythme cet été ? Avec la présence du mini-Cthulhu et ses fréquents appels, rien n'est moins sûr !

Emmanuel Delporte

Je commence l'été avec un roman que j'ai trouvé particulièrement réussi. Il s'agit de Stalingrad d'Emmanuel Delporte. Ceux qui me suivent régulièrement connaissent déjà cet auteur dont j'ai déjà lu plusieurs nouvelles (Classifié dans l'anthologie Maisons Hantées, le recueil Aux douze coups de minuit et ma nouvelle coup de coeur de l'anthologie Sombres Félins : Les petits chéris). Vous comprenez bien que quand Emmanuel m'a proposé un service de presse pour son premier roman paru samedi dernier (le 18 juin 2016), j'ai sauté sur l'occasion !
     Titre : Stalingrad
     Auteurs : Emmanuel Delporte
     Genre(s) : récit de guerre, fantastique, horrifique, uchronie
     Nombre de pages : 159
     Édité par : L'ivre-Book
     Illustration couverture : Vael Cat

Résumé éditeur :
Été 1942. La domination nazie sur l’Europe atteint son apogée. L’état-major du Troisième Reich expédie plus de 900 000 soldats à l’assaut de la ville de Stalingrad.Cette bataille ne ressemble à aucune autre. Le froid intense, le volume des destructions, la présence de civils, les atrocités commises de part et d’autre, expliquent la fascination qu’elle exerce encore aujourd’hui.Mais ses souterrains recèlent en outre les reliques d’un secret terrifiant, protégé par d’anciens rites et d’indicibles créatures.Comme les cinq branches d’un pentagramme, cinq récits se croisent et forment la trame de ce roman épique, dans lequel la réalité historique se confond avec les figures mythiques de Raspoutine ou Baba Yaga.Emmanuel Delporte signe son premier roman, récit historico-fantastique, uchronie spectaculaire dans laquelle il vous invite à une réflexion sur le poids du passé et de la guerre.
Petit teaser en vidéo !

Mon avis :
Qui d'autre qu'un nouvelliste aurait pu réussir ce tour de force : créer un véritable roman composé de cinq nouvelles ? Cinq nouvelles qui se rejoignent à Stalingrad, autour d'un thème fantastique inattendu au premier abord.
[Attention, je vais parler de chaque partie (sans spoiler), si vous souhaitez garder la surprise, rendez-vous directement aux prochains crochets !]
La première partie commence très fort, avec la lettre d'un soldat pour son aimée. J'ai trouvé ce texte sublime. Il met directement dans l'ambiance glauque de cette terrible guerre. On sent que l'auteur s'est énormément documenté sur le sujet et, bien que l'on soit dans l'uchronie, les éléments du réel sont majoritaires. Chaque chapitre de cette partie commence par un courrier, cela donne à mon sens beaucoup de profondeur au récit de même que sa terrible chute.
La deuxième partie nous entraîne dans le plus pur fanatisme nazi. C'est glaçant car réaliste, bien trop réaliste en dépit des éléments surnaturels ! La narration oscille à nouveau entre troisième et première personne avec quelques extraits d'un journal intime.
La troisième partie est peut-être ma préférée mais c'est difficile de les départager... On suit le bombardement de Stalingrad à travers les yeux d'un jeune enfant. Encore une fois, le réalisme des scènes est à saluer. Quel travail de documentation !
Pour la quatrième partie, nous basculons à cent pour cent dans l'occulte. La narration change et nous nous retrouvons à lire le carnet de travail d'un scientifique nazi. 
Enfin, la cinquième partie — qui se déroule à notre époque — est rédigée à la première personne. Nous suivons cette fois un soldat de l'ombre pour une mission secrète.
[Vous pouvez reprendre ici sans danger !]
Au final, j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman pour plusieurs raisons dont :
- la qualité de la plume d'Emmanuel Delporte et sa capacité à basculer d'une narration à une autre dans un même roman ;
- la pertinence historique du récit. Bien qu'il s'agisse d'une uchronie, on pourrait y croire ! Cela m'a même donné envie de me replonger dans cette période. Je pensais pourtant en avoir fait une indigestion pendant ma scolarité (ayant grandi non loin des plages du débarquement, on m'a gavée de seconde guerre mondiale dès le primaire...) ;
- l'apport spécifique de chaque partie pour servir le thème central autour de Raspoutine et de Baba Yaga.
Je ne peux donc que vous conseiller de découvrir ce premier roman qui est — à mon sens — une belle réussite.

Merci à Emmanuel Delporte et à L'ivre-Book de m'avoir proposé ce service de presse. Je ne suis vraiment pas déçue !

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*J'espère une résurrection de la bête pour le printemps 2017 !

vendredi 21 août 2015

La planète aux vents de folie de Marion Zimmer Bradley - Challenge summer short stories of SFFF ! #11



Voici une nouvelle chronique pour le challenge proposé par Xapur... Pour rappel, il s'agit de diminuer notre PAL en choisissant des livres de SFFFH de moins de 350 pages ou des recueils de nouvelles puis de proposer nos avis sur nos blogs respectifs. Ce challenge a débuté le dimanche 21 juin et court jusqu'au 23 septembre 2015 !

Cette fois-ci, je quitte la SFFFH francophone pour une excursion chez la très classique Marion Zimmer Bradley. Cela faisait longtemps que je voulais me replonger dans La Romance de Ténébreuse. J'avais lu quelques tomes au hasard et dans le désordre pendant mon adolescence et j'en gardais un bon souvenir. J'ai donc relu La planète aux vents de folie dont je n'avais finalement gardé que très peu de souvenirs si ce n'est l'ambiance générale.
     Genre : science-fiction, science-fantasy
     Nombre de pages : 251.
     Édité par : Pocket (pour le tome séparé comme pour l'intégrale contenant 3 romans).

La romance de Ténébreuse

Résumé :
Un vaisseau de colonisation terrien, parti rejoindre une planète en cours de peuplement par les humains, a dû, à la suite d'un accident lors de son voyage, se crasher en catastrophe sur une planète inconnue, à l'écart des routes de navigations spatiales. Les survivants tentent de s'organiser pour survivre dans cet environnement étrange et hostile. Ils espèrent pouvoir réparer leur vaisseau et poursuivre leur voyage. Mais la planète leur réserve quelques étranges surprises.
Mon avis :
Le sujet est très classique mais j'ai toujours beaucoup aimé le thème de la reconstruction et de la survie en milieu hostile alors, forcément, ce roman ne pouvait que me plaire. 
Les personnages sont intéressants même s'ils auraient pu être plus approfondis (c'est court 251 pages...). La société décrite reste particulièrement sexiste dans ses fondements malgré l'apparente égalité hommes/femmes et mon poil s'est hérissé à plusieurs reprises en lisant les pensées des hommes comme des femmes... (Le roman a été publié pour la première fois en 1972.)
Les références à l'écologie et à la technologie sont également intéressantes.
Au final, j'ai trouvé cette lecture très agréable même si j'ai été un peu frustrée que M. Z. Bradley ne développe pas plus les débuts de maternité de ses héroïnes, car chacune avait une vision très différente de "la chose", cela aurait pu apporter des développements psychologiques très intéressants à mon avis.


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jeudi 13 août 2015

Antho-Noire... pour Nuits de Légendes - Challenge summer short stories of SFFF ! #9



Voici une nouvelle chronique pour le challenge proposé par Xapur... Pour rappel, il s'agit de diminuer notre PAL en choisissant des livres de SFFFH de moins de 350 pages ou des recueils de nouvelles puis de proposer nos avis sur nos blogs respectifs. Ce challenge a débuté le dimanche 21 juin et court jusqu'au 23 septembre 2015 !

J'ai beaucoup moins lu cette dernière semaine, les occasions se sont montrées plus rares, et le format nouvelle est vraiment sympa dans ces cas-là... Ça tombait bien puisque j'avais décidé de sortir de ma PAL Antho-Noire pour Nuits de Légendes !
     Genre : nouvelles, fantasy.
     Nombre de pages : 236.
     Édité par : Éditions La Cabane à Mots.

nouvelles fantasy

C'est sur le salon du Festival des Mondes de l'Imaginaire à Montrouge que j'ai découvert cette petite anthologie dont voici la présentation éditeur :
Du cœur des forêts profondes au plus haut sommet d'une tour maudite, des châteaux-forts lugubres aux funestes palais du Japon, des épiques batailles elfiques au sinistre villages perdu dans les brumes, pour finir par une facétie chevaleresque digne d'un troubadour... 
Entrez dans notre Cabane afin de découvrir nos légendes médiévales-fantastiques ! Dragons, diableries, vampires, trolls ou elfes, choisissez votre camp à travers les 7 histoires tout droit sorties de l'esprit tordu de 7 de nos auteurs : Sidonie Gatel, Sylvie Arnoux, Valérie Simon, Kinrenka, Callie J. Deroy, Barbara Cordier et Patrick Godard. À travers leurs mots partez en voyage dans leurs folies imaginaires.

Et voici mon avis :

Dans toutes les nouvelles, un logatome a été imposé — stégobulle — et chaque auteur doit parvenir à caser quelque part ce non-mot. Une idée plutôt sympathique qui m'a rappelé l'époque où je faisais du théâtre !
La première nouvelle proposée par Sidonie Gatel, Lapis Lazulis, m'a beaucoup plu. On y retrouve une ambiance de "chasse aux sorcières" où certains doivent cacher leur véritable nature pour survivre. J'ai trouvé l'utilisation du terme imposé très réussie, peut-être la meilleure du recueil, à mon goût, avec celle de Barbara Cordier. Cela faisait très naturel et s'intégrait parfaitement. Dans d'autres histoires, j'ai presque eu l'impression d'un mot "rajouté après coup parce qu'il le fallait" et c'était dommage.
La deuxième nouvelle, Castrum Liberonis, de Sylvie Arnoux présentait une légende intéressante mais dans laquelle j'ai eu beaucoup de mal à m'immerger. Sans parvenir à comprendre vraiment pourquoi cependant !?
Il y avait ensuite la nouvelle La renaissance d'Aya de Valérie Simon que j'ai bien aimée avec sa sombre histoire de malédiction... Le format et le style "nouvelle" m'a semblé très bien respecté là où d'autres récits de ce recueil m'ont plus donné un effet de "roman court" dans leur construction. Cependant, le déroulement reste très classique donc sans grand coup de théâtre pour moi.
Kirenka proposait ensuite une ambiance nippone avec Ren, la légende du chat-vampire. Si le titre prête à sourire, j'ai trouvé cette histoire très bien menée avec une belle originalité dans l'ambiance.
Le règne de Déléora écrit par Callie J. Deroy m'a beaucoup plu : j'ai aimé le renversement de situation et le très beau travail sur le point de vue dévoilé uniquement par la chute.
Le tueur des brumes de Barbara Cordier a également sur me plaire : une société matriarcale, une héroïne amorale... De bons ingrédients pour une nouvelle décalée !
Les couloirs de Vürdrang de Patrick Godard clôture enfin cette anthologie. L'écriture est ici plus dans un style light-fantasy. J'ai bien aimé le récit en lui-même mais j'ai eu beaucoup de mal à accrocher car il y avait, pour moi, trop de termes spécifiques à l'univers pour ce format d'écriture. Le recours systématique à la note en bas de page n'a pas su me titiller.

Au final, voici un recueil très varié et qui permet de trouver son bonheur, assurément ! La couverture (très chouette au passage !) indique "collection jeune adulte" mais rien d'infantilisant, au contraire !

À noter, ce livre est imprimé avec la fameuse police d'écriture adaptée aux personnes dyslexiques mais les textes en eux-mêmes (structures de phrases, choix du vocabulaire et donc des graphies) ne sont pas adaptés pour autant. 

CRAAA challenge recueils and anthologies
Edit du 26/09/15 : j'appose le logo du CRAAA pour cette lecture !

mercredi 24 juin 2015

Rose Poney - Challenge summer short stories of SFFF !

Xapur challenge de lecture science-fiction anticipation

Comme je vous le disais déjà lundi, c'est Xapur qui a eu l'idée de ce chouette challenge pour fêter l'été... Il s'agit de diminuer notre PAL en choisissant des livres de SFFFH de moins de 350 pages ou des recueils de nouvelles puis de proposer nos avis sur nos blogs respectifs. Ce challenge a débuté le dimanche 21 juin et court jusqu'au 23 septembre 2015 !

Aujourd'hui, je vous parle à nouveau de Rose Poney, un court roman d'anticipation écrit par Aurélie Genêt (208 pages). 
En tant qu'orthophoniste et auteur(e), Aurélie Genêt a eu l'excellente idée de proposer un roman adapté aux personnes gênées par une dyslexie. C'est-à-dire qu'elle a écrit un roman simple mais loin d'être simpliste et opté pour une mise en page et une police d'écriture bien particulières.


roman d'anticipation adapté aux dyslexiques

Voici l'alléchant résumé :
Dans une cité coupée de la pollution extérieure par une bulle opaque, l'humanité stérile s'éteint lentement. Les rares enfants clonés ne suffisent pas à combler le vide affectif. Les habitants se tournent alors vers des animaux hors de prix créés en laboratoire. Le narrateur n'a pas les moyens d'offrir l'un de ces compagnons rêvés à sa fille Éva. Aussi lui achète-t-il un poney issu d'une filière de contrefaçon. Mais est-ce bien raisonnable ? Sous ses airs de peluche rose, le petit Farfadet est-il ange ou démon ?
  
Ce court roman a été adapté pour être d'un accès plus facile aux adultes et adolescents dyslexiques.

Et mon avis :

Rose Poney réussit parfaitement son pari : proposer un roman court et simple mais surtout pas simpliste. On se retrouve enfermé avec le narrateur dans une bulle aseptisée et on découvre peu à peu le fonctionnement de ce lieu stérile post-apocalyptique. Là-dessus, arrive Farfadet, petit poney rose vraiment louche sous ses airs de peluche...
L'écriture est fluide avec un vocabulaire riche, très agréable à suivre et loin d'être enfantine.
Une très bonne découverte pour ma part ! Je recommande chaudement ce récit, que l'on soit adolescent ou adulte, dyslexique ou non !

N'hésitez pas à cliquez sur le texte sous la photo de Laurent MAMI pour découvrir un article paru dans Le Républicain Lorrain !
Le Républicain Lorrain

Et pour commander Rose Poney, c'est par ici !

lundi 22 juin 2015

Royaume de vent et de colères - Challenge summer short stories of SFFF !


C'est Xapur qui a eu l'idée de ce chouette challenge pour fêter l'été... Il s'agit de diminuer notre PAL en choisissant des livres de SFFFH de moins de 350 pages ou des recueils de nouvelles puis de proposer nos avis sur nos blogs respectifs. Ce challenge a débuté hier : dimanche 21 juin et court jusqu'au 23 septembre 2015 !

Je le commence avec Royaume de vent et de colères de Jean-Laurent Del Socorro chez ActuSF. J'ai eu la chance de découvrir ce livre à l'occasion du Festival des Mondes de l'Imaginaire de Montrouge puisque l'auteur était justement mon voisin de droite ! Ça aurait été vraiment dommage de passer à côté d'une dédicace, n'est-ce pas ?! Et encore plus dommage de passer à côté de ce roman...

Royaume de vent et de colères Jean-Laurent Del Socorro

Voici mon avis à son sujet :

Un presque coup de coeur ! Je dis presque pour nuancer mais j'ai vraiment adoré ce roman. D'habitude, j'ai besoin d'un peu de longueur pour réussir à entrer dans une narration puis pour entrer en empathie avec les personnages. Cette fois, tout s'est fait très vite pour moi et la brièveté de ce livre ne m'a en rien gênée. Au contraire même, je l'ai trouvé parfaite dans le style. La tension dramatique m'a semblé très bien menée avec un côté théâtral très réussi à mon goût (et soutenu justement par le rythme : des chapitres et une œuvre courts - ainsi que par la narration à la première personne et les bonds très rapides d'un personnages à un autre).
Bref, je ne peux que recommander ce roman à tous les amateurs de fantasy, de fantasy historique, d'histoire... et de théâtre aussi ! Et puis non alors, je le conseille à tous "point" !

Et vous, avez-vous lu Royaume de vent et de colères ? Qu'en avez-vous pensé ?