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jeudi 6 avril 2017

La Fleur de l'ombre d'Isabelle Morot-Sir - challenge #PIF 6

Isabelle Morot-Sir

     Titre : La Fleur de l'ombre
     Autrice : Isabelle Morot-Sir
     Genre(s) : uchronie, dystopie, SF
     Nombre de pages : 186
     Édité par : Éditions Publibook

Résumé éditeur :
Dans une Europe contemporaine et cependant uchronique, Tamara, brillante adolescente dont la destinée est dictée par l'indifférence glacée des lois eugéniques de son pays, se voit propulsée au rang de Mère de la Patrie. Comment accepter un tel sort ? Comment seulement s'y soustraire ? L'avenir est-il dans une fuite aveugle vers un ailleurs inconnu et peut-être pire encore ? Ou dans le renoncement? À qui pourra-t-elle se fier ? Sa rebelle naïveté ne risque-t-elle pas de l'amener à prendre les mauvaises décisions ? À accorder trop hâtivement sa confiance ? Mais aura-t-elle seulement une alternative... ? 
Après La Citadelle des dragons, Isabelle Morot-Sir renoue avec l'imaginaire le plus débridé. Mêlant science-fiction et romance, son envolée d'anticipation se montre effrayante mais résolument entraînante, et saura divertir autant que faire réfléchir un large public.

Mon avis :
Si vous me suivez régulièrement, vous savez que je connais déjà Isabelle Morot-Sir. J'ai déjà lu plusieurs romans de cette autrice : La citadelle des dragons (fantasy) et les deux premiers tomes d'El Matador (1) (Le retour de la bête est par ici) en jeunesse. 
J'aime vraiment beaucoup des récits d'Isabelle. La seule chose que je regrette, c'est que cette autrice de talent passe par Publibook dont le travail éditorial est assez douteux à mon sens ("Votre livre sans faute(s) à un prix abordable", dit leur site, je vous assure que c'est loin d'être le cas malheureusement...).
Bref, en dehors de cet aspect technique, quel plaisir de retrouver la plume classique, fluide et riche en vocabulaire d'Isabelle Morot-Sir !
Côté histoire, j'ai absolument adoré ce livre. Isabelle campe une uchronie bien pensée et glaçante. La dystopie est terriblement réaliste. On découvre tout d'abord la Nation, un pays à la culture eugénique bien huilée... Alors voici les méchants sûrement et les "gentils" seront de l'autre côté de la frontière ? Mais l'autrice va plus loin et elle nous entraîne dans un monde loin du manichéisme souvent trop présent en littérature.
Petit plus, l'histoire d'amour est pleine de fraîcheur et de douceur.
Bon, je crois que vous avez compris, j'ai vraiment eu un coup de cœur pour ce petit roman que j'ai dévoré dans la nuit (mes cernes ne te remercient pas Isabelle, d'ailleurs !). Je ne peux que vous le conseiller. Les fans de romances seront comblés et ceux qui aiment les univers dystopiques cohérents, ravis !



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Cette lecture compte pour le PIF de Monde Fantasy.
PIF
D'ailleurs, je suis un scientifique fou, ça y est !


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mardi 21 juin 2016

Stalingrad d'Emmanuel Delporte - challenge S4F3s2 #1

summer short stories of SFFF saison 2

Le challenge #PIF (Printemps de l'Imaginaire Francophone) est mort*, vive le #S4F3s2 (Summer Short Stories of SFFF saison 2) ! 
Et oui ! c'est l'été paraît-il. En regardant par la fenêtre, je parierais plus sur l'automne mais mon calendrier est formel... Il est donc temps de reprendre du service pour le challenge proposé par Xapur. L'année dernière, il m'avait valu une belle seconde place, derrière Jean (alias Totirakapon). Vais-je réussir à maintenir le rythme cet été ? Avec la présence du mini-Cthulhu et ses fréquents appels, rien n'est moins sûr !

Emmanuel Delporte

Je commence l'été avec un roman que j'ai trouvé particulièrement réussi. Il s'agit de Stalingrad d'Emmanuel Delporte. Ceux qui me suivent régulièrement connaissent déjà cet auteur dont j'ai déjà lu plusieurs nouvelles (Classifié dans l'anthologie Maisons Hantées, le recueil Aux douze coups de minuit et ma nouvelle coup de coeur de l'anthologie Sombres Félins : Les petits chéris). Vous comprenez bien que quand Emmanuel m'a proposé un service de presse pour son premier roman paru samedi dernier (le 18 juin 2016), j'ai sauté sur l'occasion !
     Titre : Stalingrad
     Auteurs : Emmanuel Delporte
     Genre(s) : récit de guerre, fantastique, horrifique, uchronie
     Nombre de pages : 159
     Édité par : L'ivre-Book
     Illustration couverture : Vael Cat

Résumé éditeur :
Été 1942. La domination nazie sur l’Europe atteint son apogée. L’état-major du Troisième Reich expédie plus de 900 000 soldats à l’assaut de la ville de Stalingrad.Cette bataille ne ressemble à aucune autre. Le froid intense, le volume des destructions, la présence de civils, les atrocités commises de part et d’autre, expliquent la fascination qu’elle exerce encore aujourd’hui.Mais ses souterrains recèlent en outre les reliques d’un secret terrifiant, protégé par d’anciens rites et d’indicibles créatures.Comme les cinq branches d’un pentagramme, cinq récits se croisent et forment la trame de ce roman épique, dans lequel la réalité historique se confond avec les figures mythiques de Raspoutine ou Baba Yaga.Emmanuel Delporte signe son premier roman, récit historico-fantastique, uchronie spectaculaire dans laquelle il vous invite à une réflexion sur le poids du passé et de la guerre.
Petit teaser en vidéo !

Mon avis :
Qui d'autre qu'un nouvelliste aurait pu réussir ce tour de force : créer un véritable roman composé de cinq nouvelles ? Cinq nouvelles qui se rejoignent à Stalingrad, autour d'un thème fantastique inattendu au premier abord.
[Attention, je vais parler de chaque partie (sans spoiler), si vous souhaitez garder la surprise, rendez-vous directement aux prochains crochets !]
La première partie commence très fort, avec la lettre d'un soldat pour son aimée. J'ai trouvé ce texte sublime. Il met directement dans l'ambiance glauque de cette terrible guerre. On sent que l'auteur s'est énormément documenté sur le sujet et, bien que l'on soit dans l'uchronie, les éléments du réel sont majoritaires. Chaque chapitre de cette partie commence par un courrier, cela donne à mon sens beaucoup de profondeur au récit de même que sa terrible chute.
La deuxième partie nous entraîne dans le plus pur fanatisme nazi. C'est glaçant car réaliste, bien trop réaliste en dépit des éléments surnaturels ! La narration oscille à nouveau entre troisième et première personne avec quelques extraits d'un journal intime.
La troisième partie est peut-être ma préférée mais c'est difficile de les départager... On suit le bombardement de Stalingrad à travers les yeux d'un jeune enfant. Encore une fois, le réalisme des scènes est à saluer. Quel travail de documentation !
Pour la quatrième partie, nous basculons à cent pour cent dans l'occulte. La narration change et nous nous retrouvons à lire le carnet de travail d'un scientifique nazi. 
Enfin, la cinquième partie — qui se déroule à notre époque — est rédigée à la première personne. Nous suivons cette fois un soldat de l'ombre pour une mission secrète.
[Vous pouvez reprendre ici sans danger !]
Au final, j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman pour plusieurs raisons dont :
- la qualité de la plume d'Emmanuel Delporte et sa capacité à basculer d'une narration à une autre dans un même roman ;
- la pertinence historique du récit. Bien qu'il s'agisse d'une uchronie, on pourrait y croire ! Cela m'a même donné envie de me replonger dans cette période. Je pensais pourtant en avoir fait une indigestion pendant ma scolarité (ayant grandi non loin des plages du débarquement, on m'a gavée de seconde guerre mondiale dès le primaire...) ;
- l'apport spécifique de chaque partie pour servir le thème central autour de Raspoutine et de Baba Yaga.
Je ne peux donc que vous conseiller de découvrir ce premier roman qui est — à mon sens — une belle réussite.

Merci à Emmanuel Delporte et à L'ivre-Book de m'avoir proposé ce service de presse. Je ne suis vraiment pas déçue !

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*J'espère une résurrection de la bête pour le printemps 2017 !

mardi 16 février 2016

La vague de Corinne Guitteaud - Challenges Francofou #16 et CRAAA #14


Voici un nouveau livre qui rentre dans le cadre de mes deux challenges : celui proposé par La Magie des Mots qui consiste en la lecture de livres de SFFFH francophones (Francofou3) et celui de La Prophétie des Ânes qui consiste en la lecture de recueils et d'anthologies sans restriction de genre (CRAAA).


Je viens de terminer le recueil La vague de Corinne Guitteaud.
     Genre(s) : nouvelles, science-fiction, uchronie, fantasy
     Nombre de pages : 168
     Édité par : Éditions Voy'[el]
     Illustré par : ?


uchronie nouvelles

Résumé :
La Vague : Une expédition interstellaire tombe sur une étrange anomalie. (SF)
L'Astrogate : Comment une fille de ferme et un pilote de vaisseau interstellaire pourraient-ils s'aimer ? (SF)
Mon Empire pour un cheval : Et si Christophe Colomb était tombé sur une redoutable puissance miliaire en cherchant une nouvelle route pour les Indes ? (uchronie)
L'Enfant de l'Apocalypse : Démon et prince charmant s'affrontent pour l'amour d'une jeune femme (fantasy)
En Quête d'Eternité : Le remède anti-mort a enfin été trouvé, mais l'humanité est-elle prête (SF).


Mon avis :
J'ai bien apprécié ce court recueil. 
Chaque nouvelle a évoqué en moi une notion autour du respect : de chaque espèce/être pour le rôle qu'il a à jouer dans l'équilibre de l'univers ; de la nature mais aussi de chaque individu et de son droit à la liberté ; de chaque peuple et de ses coutumes ; de soi-même et de ses émotions ; des grandes lois de la nature, de la vie et de la mort. 
J'étais contente aussi de trouver une uchronie parmi ces récits, j'aime beaucoup les uchronies et celle-ci m'a semblé très bien menée.
Un petit bémol pour moi cependant, j'ai tendance à préférer les nouvelles à chute et seule la dernière m'a donné l'impression d'en être vraiment une grâce à sa réplique finale. J'ai plus ressenti les autres textes comme des récits courts sans la structure spécifique de la nouvelle. 
J'ai remarqué plusieurs erreurs orthographiques mais elles n'ont pas gêné ma lecture.
Au final, la vague a été pour moi un moment de lecture très sympathique et varié — tant dans les styles que dans les péripéties — autour d'un thème intéressant.