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lundi 23 janvier 2017

Au rythme du vent d'Aurélie Genêt - Challenge ABC des indépendants #5


     Titre : Au rythme du vent
     Auteur : Aurélie Genêt
     Genre : novella/roman court, littérature contemporaine/générale
     Nombre de pages :  63
     Édité par : indépendant (autoédition)

Présentation éditeur :
Anna vit seule dans sa maison au bord de la route. Indifférente au monde qui l'entoure, elle occupe son temps à regarder par la fenêtre et à guetter le retour du vent qui donne vie à son jardin. Un soir de tempête, un automobiliste en difficulté, Nicolas, sonne à sa porte.

Mon avis :
J'ai déjà lu plusieurs ouvrages d'Aurélie Genêt (Les modifiés, Rose Poney et plusieurs nouvelles). Dans ce texte, j'ai retrouvé avec plaisir la plume de qualité et le vocabulaire riche de cette aut.rice.eur.e (comme vous voulez !). Le fond, lui, est très différent. Dans ce court récit, point de SFFFH, le réel est omniprésent.
Nous suivons la vie bien rangée d'Anna, une femme dépourvue d'empathie et ignorante des codes de la société dans laquelle elle vit. Elle observe tout d'une manière détachée, sans émotion.
Elle est comme sa maison, isolée au milieu d'un monde trop remuant, trop difficile à comprendre aussi.
Les descriptions, extrêmement bien menées, participent à nous enfermer à notre tour dans la solitude de cette femme incomprise, incompréhensible presque.
Seul le vent rythme cette vie morne, dénuée de raison, sans aspiration. Le vent puis ce visiteur improbable qui viendra déposer une variante, puis une autre... Combien en faudra-t-il pour que cette femme s'ouvre ? En sera-t-elle capable ? 
J'ai beaucoup aimé ce texte, il s'agit d'une ambiance, de la présentation d'un fonctionnement de pensée atypique... et j'ai trouvé ça très réussi. 
En revanche, les amateurs d'action et de péripéties multiples peuvent passer leur chemin, ce roman n'est pas pour eux, il vaut mieux pour eux se tourner vers les autres œuvres d'Aurélie Genêt.

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je lis des auteurs indépendants


lundi 25 avril 2016

Quatre nouvelles d'Aurélie Genêt - challenges PIF #3 et CRRA #16

 Challenge recueils and anthologies addict 

CRAAA & PIF

Voici une lecture multiple qui rentre (normalement ?) dans le cadre du challenge de La Prophétie des Ânes, celui qui consiste en la lecture de recueils et d'anthologies sans restriction de genre (CRAAA). Il rentre aussi dans le challenge de Zahardonia : Le printemps de l'imaginaire francophone (alias #PIF) pour lequel il s'agit de lire et partager nos avis sur des livres de SFFF francophone.


Aujourd'hui, je vous propose quatre nouvelles d'Aurélie Genêt

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que j'ai déjà lu et apprécié cette auteur(e) à travers deux romans : Les modifiés et Rose Poney. J'ai même eu la chance de l'interviewer ici
Dans ce billet, il s'agit d'un recueil virtuel composé de : Les YeuxLa Déesse des SablesLe Trône d'Aldésie et Naufrage terrestre


     Auteur : Aurélie Genêt
     Genre(s) : littérature de l'imaginaire, fantastique/fantasy, science-fiction, horrifique
     Nombre de pages : 128 au total.
     Édité par : Fantasy éditions. rcp et Fantasmagorie




J'ai commencé par la nouvelle Les Yeux, dans le style horrifique. J'ai surtout apprécié le style d'Aurélie Genêt. Écrite à la première personne, cette histoire propose un vocabulaire très riche, poétique également. J'ai aimé le déroulement du récit ainsi que sa chute... Je vous laisse la découvrir !
J'ai ensuite continué avec Le trône d'Aldésie. J'ai à nouveau pu apprécier la plume de l'auteur. On est cette fois-ci dans un récit de fantasy et nous naviguons entre le point de vue de deux frères ennemis, deux princes pour un royaume... Pour le coup, j'ai été un brin déçue car l'éditeur annonce qu'il s'agit d'une nouvelle alors que c'est plutôt le prequel du roman Le sang d'Aldésie. Roman qui n'est plus disponible... Alors c'est frustrant, forcément ! (En téléchargement gratuit sur Amazon.)
J'ai poursuivi avec Naufrage terrestre, une nouvelle de science-fiction que j'ai beaucoup aimée. Même si on devine une petite partie de l'intrigue vers la moitié du récit, l'idée m'a vraiment plu de même que les technologies imaginées. À nouveau, le style est très fluide et recherché.
Enfin, j'ai terminé avec La Déesse des Sables, une nouvelle de fantasy qui se situe dans le même univers que Le trône d'Aldésie et que, encore une fois, j'ai beaucoup aimé. Le style me plaît toujours autant et la réflexion apportée par cette nouvelle (la foi, l'éducation, l'intuition...) m'a semblé très bien amenée. Les descriptions du désert m'ont, en prime, permis de m'évader. Bref, je me suis régalée.
Je ne peux donc que vous conseiller de craquer pour les nouvelles d'Aurélie Genêt (0€99 l'unité, c'est presque donné* !) !

   


*Je découvre les ebooks depuis que j'ai investi dans une liseuse et ma PAL risque de ne pas apprécier du tout la plaisanterie... Il semblerait en effet que j'aie le clic facile...

dimanche 2 août 2015

Aurélie Genêt : l'interview !

Aujourd'hui, je vous propose un échange avec l'auteur(e) Aurélie Genêt !

Bonjour Aurélie et merci d'avoir accepté de répondre à mes questions !
Tu es auteur(e) de plusieurs romans dans le domaine de l'imaginaire : fantasy et anticipation principalement. Peux-tu nous présenter en quelques mots chacun de tes ouvrages pour nous mettre l'eau à la bouche ?
— Je vais commencer par le premier qui est celui me tenant le plus à cœur, celui qui m’a poussée à aller au bout d’un roman de bonne taille, le Sang d’Aldésie, un roman de fantasy très inspiré du XVIIé s. français. Malheureusement, il n’est plus disponible en raison d’un différend avec l’éditeur, mais je sais qu’il ressortira un jour ou l’autre, enrichi, avec une suite, chez un autre éditeur ou même autoédité. En tout cas, ce n’est pas fini pour lui.
Ensuite, sorti quasiment en même temps, les Modifiés (chez Sombres-rets). Un roman d’anticipation proche, mené un peu à la façon d’un policier et tournant autour des manipulations génétiques sur l’être humain. Ce roman compte beaucoup pour moi également car mon frère y a participé (notamment pour s’assurer de la crédibilité de l’aspect scientifique)
Récemment, j’ai autopublié Rose Poney, un court roman d’anticipation spécialement adapté aux dyslexiques ados et adultes. Parce que quand on est orthophoniste, on ne cesse jamais de l’être tout à fait.
Sinon, j’ai également plusieurs nouvelles dans des revues ou des anthologies, qui vont de l’historique à l’épouvante.

Fantasy Historique

Comment as-tu commencé à écrire ? Peux-tu nous raconter tes débuts ?
— Depuis aussi longtemps que je me souvienne. Déjà en maternelle, j’avais des cahiers sur lesquels je faisais des histoires en images (de schtroumpfs). J’ai retrouvé un petit « livre » relié avec un brin de laine, et vraisemblablement réalisé quand j’avais l’âge du CP d’après l’écriture : un dessin par page avec un petit texte au-dessus. Mon premier vrai roman, si j’ose l’appeler ainsi, c'est-à-dire la première histoire complète relativement longue, je l’ai écrit en 6è, une histoire d’animaux qui menaient une enquête après des morts suspectes dans une ferme.

science fiction anticipation

As-tu des rituels lorsque tu écris (lieux, musiques, accessoires...) ? Es-tu plutôt papier/crayon ou ordinateur ? Post-it partout ou fichiers informatiques ? Architecte ou jardinier* ?
— Pas de rituels, non. Surtout pas de musique ou d’autre élément perturbateur. Je suis complètement papier/crayon. Pour moi, la main suit davantage le rythme de la pensée quand elle peut courir sur le papier, alors que le clavier et l’écran mettent une distance qui nécessite un autre type d’écriture, moins spontanée, moins émotionnelle. Donc j’ai des feuilles qui traînent dans tous les coins, des trucs écrits partout, aucune organisation digne de ce nom. J’oubliais de préciser que je n’écris que sur des feuilles de brouillons, celles qui ont déjà servi d’un côté par exemple, les publicités… Je déteste gaspiller du papier… et je m’y retrouve mieux dans mon désordre.
Jardinier, sans hésitation. Impossible pour moi de faire un plan. Si je me contrains à en faire un, je ne le respecte pas. J’ai besoin de laisser mes personnages exister, prendre les rênes. Je les imagine et une fois que je les connais bien, je les pose dans le monde que j’ai bâti, je les laisse vivre leur vie et me contente de les suivre et de raconter ce que je vois.

Rose Poney

Dans quelle(s) mesure(s) ta profession d'orthophoniste a-t-elle pu influencer tes écrits ?
— Elle les particulièrement influencés pour Rose Poney, bien sûr, puisque c’est elle qui m’a fait penser à une population malheureusement souvent oubliée, celle qui peine à lire mais n’en aime pas moins les histoires. Hors ce projet particulier, je dirais que c’est plutôt le contraire : c’est mon goût pour la langue française qui m’a poussée vers le métier d’orthophoniste.

Bibliographie

Tu as travaillé avec plusieurs maisons d'édition ainsi qu'en autoédition pour ton dernier ouvrage. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ces différentes expériences ? Avantages, inconvénients...
— Je n’ai pas beaucoup de recul pour l’autoédition. Ce que je peux dire, c’est qu’en termes de vente et de visibilité, c’est du pareil au même à peu près (sachant que ce sont de toutes petites maisons d’édition).
Les avantages d’être éditée chez un éditeur : un travail avec l’éditeur en question sur certains points du texte qui peuvent permettre de l’améliorer, une correction parfois bienvenue (on a beau faire attention, il y a toujours des erreurs qui passent entre les mailles du filet). Un regard extérieur et d’expérience peut être un vrai plus. Quelqu’un pour s’occuper de la mise en page, de la couverture… Pas d’avance de frais.
Les inconvénients sont le pendant des avantages : des exigences de changement sur le texte parfois excessives, une couverture qui nous représente mal ou ne nous parle pas (c’est embêtant quand, soi-même, en voyant la couverture, on se dit « ce n’est pas mon genre de littérature »), des gains financiers ridicules qui ne couvrent même pas les salons auxquels on participe. Et justement, chez de très petits éditeurs, devoir se débrouiller pour presque tout (dédicaces, salons…). En autoédition, on garde plus de liberté avec l’impression qu’au moins, si on se plante, c’est de notre faute uniquement et pas parce qu’un autre intervenant n’a pas fait correctement son travail.
Après, niveau édition, même si pour les ventes, c’est identique, j’ai deux expériences très différentes dues aux personnalités très différentes des deux éditeurs. L’une qui m’aurait dégoûtée de l’édition traditionnelle, l’autre qui me fait dire que, même si financièrement, c’est proche de zéro, on s’enrichit humainement. C’est important aussi.
En conclusion, pour ma part, je tiens à essayer d’avoir régulièrement des ouvrages édités chez des éditeurs (même simplement des nouvelles. Et dans ce dernier cas, je n’ai eu que de bonnes expériences) parce que je considère que ça reste indispensable, ne serait-ce que pour progresser et se remettre en question. Et parallèlement sortir certains ouvrages en autoédition.

science-fiction

Quels sont tes projets à venir ? Nouveaux romans, salons... ?
— Je fais régulièrement des salons toute l’année. Le prochain serait à Marbache, en Lorraine, le premier weekend de septembre et je serai au Livre sur la Place de Nancy, pour Rose Poney, dans le stand des autoédités. J’en ai d’autres en prévision, mais pas fixés encore. Je reste cependant à proximité de chez moi, donc en Alsace-Lorraine.
J’ai deux romans qui cherchent un éditeur (ou qui seront autoédités au moins pour l’un des deux), un de fantasy, l’autre de littérature générale. J’arrive au bout d’un autre manuscrit en fantasy… et des projets plein la tête.

Merci encore d'avoir accepté l'interview Aurélie !

Pour retrouver Aurélie Genêt sur la toile :

science-fiction

*« J’ai toujours clamé haut et fort qu’il existe deux sortes d’auteurs. En simplifiant, il y a les architectes et les jardiniers. Les architectes créent des plans avant même d’enfoncer le premier clou, ils conçoivent toute la maison : l’emplacement des tuyaux et le nombre de chambres, la hauteur du toit. Ils ont tout prévu, contrairement aux jardiniers, lesquels estiment qu’il suffit de creuser un trou et semer la graine pour voir ce qui arrive. »
GRR Martin.

mercredi 8 juillet 2015

Mes lectures du mois de juin

Je prends enfin le temps de partager avec vous mes lectures du mois de juin 2015 !

Déjà, pour commencer, j'ai fini le 19ème tome de Anita Black chasseuse de vampires (pour la petite histoire sur le pourquoi de cette lecture, c'est par ici ! Et pour mon avis, c'est sur Babelio)...

J'ai ensuite enchaîné avec Les Arcanes du temps de Lionel Behra publié aux Éditions Rebelle.
Une lecture très agréable sur le thème des voyages temporels.

En même temps, j'ai bouquiné Le petit livre des symboles aux Éditions du Chêne.
Ce livre reçu dans le cadre de la Masse Critique de Babelio est un très bel objet.

Un coup de coeur ensuite pour ce court roman de fantasy de Jean-Laurent Del Socorro publié aux Éditions ActuSF : Royaume de Vent et de Colères.

Une très bonne découverte après avec ce roman d'anticipation signé Aurélie Genêt : Rose Poney.

Puis un excellent moment avec La citadelle des dragons de Isabelle Morot-Sir aux Éditions Publibook.
Un roman de fantasy singulier mais également un hommage à La Ballade de Pern de Anne McCaffrey.

J'ai ensuite plongé dans ces trois livrets au très original format carte postale publiés chez D'un Noir Si Bleu. Mon coup de coeur va pour Titeuf le petit dragon.

 Et pour finir, comme j'étais en déplacement professionnel, j'ai juste eu le temps de parcourir quelques nouvelles de ce recueil : 13 à table ! chez Pocket.

Et vous, qu'avez-vous lu le mois dernier ? Des coups de coeur, des déceptions...?

mercredi 24 juin 2015

Rose Poney - Challenge summer short stories of SFFF !

Xapur challenge de lecture science-fiction anticipation

Comme je vous le disais déjà lundi, c'est Xapur qui a eu l'idée de ce chouette challenge pour fêter l'été... Il s'agit de diminuer notre PAL en choisissant des livres de SFFFH de moins de 350 pages ou des recueils de nouvelles puis de proposer nos avis sur nos blogs respectifs. Ce challenge a débuté le dimanche 21 juin et court jusqu'au 23 septembre 2015 !

Aujourd'hui, je vous parle à nouveau de Rose Poney, un court roman d'anticipation écrit par Aurélie Genêt (208 pages)
En tant qu'orthophoniste et auteur(e), Aurélie Genêt a eu l'excellente idée de proposer un roman adapté aux personnes gênées par une dyslexie. C'est-à-dire qu'elle a écrit un roman simple mais loin d'être simpliste et opté pour une mise en page et une police d'écriture bien particulières.


roman d'anticipation adapté aux dyslexiques

Voici l'alléchant résumé :
Dans une cité coupée de la pollution extérieure par une bulle opaque, l'humanité stérile s'éteint lentement. Les rares enfants clonés ne suffisent pas à combler le vide affectif. Les habitants se tournent alors vers des animaux hors de prix créés en laboratoire. Le narrateur n'a pas les moyens d'offrir l'un de ces compagnons rêvés à sa fille Éva. Aussi lui achète-t-il un poney issu d'une filière de contrefaçon. Mais est-ce bien raisonnable ? Sous ses airs de peluche rose, le petit Farfadet est-il ange ou démon ?
  
Ce court roman a été adapté pour être d'un accès plus facile aux adultes et adolescents dyslexiques.

Et mon avis :

Rose Poney réussit parfaitement son pari : proposer un roman court et simple mais surtout pas simpliste. On se retrouve enfermé avec le narrateur dans une bulle aseptisée et on découvre peu à peu le fonctionnement de ce lieu stérile post-apocalyptique. Là-dessus, arrive Farfadet, petit poney rose vraiment louche sous ses airs de peluche...
L'écriture est fluide avec un vocabulaire riche, très agréable à suivre et loin d'être enfantine.
Une très bonne découverte pour ma part ! Je recommande chaudement ce récit, que l'on soit adolescent ou adulte, dyslexique ou non !

N'hésitez pas à cliquez sur le texte sous la photo de Laurent MAMI pour découvrir un article paru dans Le Républicain Lorrain !
Le Républicain Lorrain

Et pour commander Rose Poney, c'est par ici !

mardi 23 juin 2015

Le mardi sur son 31 (13)


C'est « le mardi sur son 31 », l'occasion de faire découvrir notre lecture en cours via la citation d'une phrase trouvée à la page trente-et-une !

Aujourd'hui, je lis Rose Poney de Aurélie Genêt, un court roman d'anticipation qui a la particularité d'être également adapté aux personnes gênées par une dyslexie.

"En plus, que restera-t-il de la cité et de ses habitants lorsqu'elle sera adulte ?"

livre adapté aux personnes dyslexiques roman d'anticipation SF

Et vous, que lisez-vous page 31 ?

lundi 15 juin 2015

L'invasion des grenouilles : un selfie pour la SFFFH francophone

Dans cet article du 21 mai 2015, je vous parlais de l'opération "un selffhie pour la SFFFH francophone" lancée par le collectif L'Invasion des Grenouilles.
Dans notre famille, ce sont les poilus qui ont souhaité participer. Trois n'ont pas eu le temps (en secondes comme en météo) mais ils se rattraperont probablement une prochaine fois...

M. R. a présenté "Noir et Blanc", le premier tome de la série Kel 

Mme B. a présenté "Le Roman de la Belle et la Bête" 

M. É. a présenté "La Marais des Sauryls" 

M. B. a présenté l'anthologie "Maisons Hantées" 

Mme P. a présenté "La nuit a dévoré le monde" 

Mme K. a présenté "Un animal doué de raison" 
de Robert Merle.

Et Sir B. a présenté "Les Modifiés" 

J'ai aussi eu le plaisir de voir apparaître "La vengeance sans nom" parmi les selfies ! 


Et vous, avez-vous participé à cet événement ?